- 29 déc. 2025
- Élise Marivaux
- 13
Vous êtes enceinte et vous avez mal à la tête ? Vous avez un rhume qui ne passe pas ? Ou simplement des brûlures d’estomac qui vous empêchent de dormir ? Vous n’êtes pas seule. Près de 90 % des femmes enceintes prennent au moins un médicament pendant leur grossesse. Le problème ? Beaucoup ne savent pas ce qui est vraiment sûr, ce qui est risqué, et surtout, quand et combien prendre. Les anciennes catégories A, B, C, D, X ont disparu depuis 2015. Aujourd’hui, la sécurité d’un médicament dépend de votre âge gestationnel, de votre historique médical, et même de la dose exacte. Voici une liste claire, fondée sur les dernières recommandations médicales, pour vous aider à prendre les bonnes décisions.
Les médicaments pour les allergies : ce qui passe et ce qui ne passe pas
Les allergies ne disparaissent pas quand vous êtes enceinte. Au contraire, elles peuvent s’aggraver. Heureusement, plusieurs antihistaminiques sont considérés comme sûrs. Cetirizine (Zyrtec) à 10 mg par jour est recommandé par la majorité des centres médicaux, y compris l’Université du Michigan et la Clinique Cleveland. Loratadine (Claritin) à 10 mg par jour est aussi largement acceptée. Fexofenadine (Allegra) à 180 mg par jour est une autre option, mais attention : choisissez toujours la version non-sédative. Ces médicaments n’augmentent pas le risque de malformations fœtales selon les données du registre MotherToBaby, qui a suivi plus de 100 000 grossesses.
Évitez les formules multi-symptômes. Un comprimé qui traite à la fois la toux, le nez bouché et la fièvre contient souvent des substances interdites. Par exemple, Claritin-D contient de la pseudoéphédrine - à éviter au premier trimestre. Même chose pour les sprays nasaux à base de décongestionnants comme l’oxymétazoline (Afrin). Utilisez-les maximum 3 jours d’affilée, sinon vous risquez une congestion de rebond. Privilégiez les sprays salins : ils sont sans risque, efficaces, et disponibles sans ordonnance.
Les douleurs et la fièvre : l’unique choix sûr
Pour la douleur ou la fièvre, il n’y a qu’un seul médicament à privilégier : le paracétamol (Tylenol). Il est recommandé dans 9 sur 10 guides médicaux. Mais attention : la dose maximale n’est pas de 4 000 mg comme pour les adultes non enceintes. La limite est de 3 000 mg par jour. Cela équivaut à 6 comprimés de 500 mg. Ne les prenez que si nécessaire, et jamais plus de 2 à 3 jours d’affilée sans consulter votre médecin.
Évitez absolument les AINS comme l’ibuprofène (Advil, Motrin) et le naproxène (Aleve). Après la 20e semaine de grossesse, ils peuvent provoquer des complications graves chez le bébé : réduction du liquide amniotique, fermeture prématurée du canal artériel, ou même insuffisance rénale. Même si vous avez pris de l’ibuprofène avant de savoir que vous étiez enceinte, ne paniquez pas. Un seul comprimé avant la 20e semaine ne représente pas un risque majeur. Mais à partir de maintenant, c’est terminé. Et ne confondez pas Tylenol avec Tylenol PM : il contient aussi de la diphenhydramine, un somnifère qui n’est pas recommandé régulièrement.
Les problèmes digestifs : cœur qui brûle et constipation
Les brûlures d’estomac ? Elles sont presque inévitables. Le calcium carbonate (Tums) est le remède le plus utilisé et le plus sûr. Il neutralise l’acide et fournit du calcium - un nutriment essentiel pendant la grossesse. Prenez-le comme besoin, mais ne dépassez pas 1 500 mg de calcium élémentaire par jour, sinon vous risquez la constipation. Si Tums ne suffit pas, famotidine (Pepcid) à 20 mg deux fois par jour est une alternative efficace et sûre. Elle réduit la production d’acide, pas seulement son effet.
La constipation ? Elle touche plus de la moitié des femmes enceintes. Le polyéthylène glycol (Miralax) est le laxatif de choix. Il agit localement dans l’intestin sans être absorbé dans le sang. La dose recommandée : 17 g par jour, mélangés à un verre d’eau. Évitez les laxatifs stimulants comme le séné ou le bisacodyl : ils peuvent provoquer des contractions utérines. Et ne croyez pas que les « remèdes naturels » comme l’huile de ricin sont sans danger : ils ne le sont pas.
Les nausées : la combinaison qui change tout
Les nausées matinales peuvent être épuisantes. La combinaison de vitamine B6 et de doxylamine (Unisom) est la seule thérapie approuvée par la FDA pour ce symptôme. La dose recommandée : 25 mg de vitamine B6 trois fois par jour, et 25 mg de doxylamine (Unisom) avant de dormir. Vous pouvez même prendre jusqu’à trois fois par jour si les nausées sont sévères. C’est exactement la formule de Diclegis, le médicament sur ordonnance pour les nausées graves. Beaucoup de femmes rapportent une amélioration spectaculaire : de plus de 10 vomissements par jour à 1 ou 2. Si vous n’avez pas d’Unisom, utilisez la version générique de doxylamine. Ne confondez pas avec le Benadryl - même si c’est aussi de la diphenhydramine, son usage comme somnifère n’est plus recommandé en début de grossesse.
Les rhumes et la toux : ce qui est autorisé, ce qui est interdit
Pour la toux, dextrométhorphane (Robitussin) est accepté, mais avec une limite stricte : 120 mg maximum en 24 heures. Pour l’expectoration, guaifénésine (Mucinex) est sûre - mais seulement la version simple. Évitez les formules « tout-en-un » qui contiennent des décongestionnants ou des antihistaminiques inutiles. Le nez bouché ? Les sprays salins sont votre meilleur ami. Les décongestionnants oraux comme la pseudoéphédrine (Sudafed) sont controversés. Certains médecins les autorisent après le premier trimestre, d’autres les déconseillent totalement. La vérité ? Ils peuvent réduire le flux sanguin vers le placenta. Si vous devez les prendre, faites-le seulement en cas de blocage sévère, pendant 2 jours maximum, et jamais si vous avez une pression artérielle élevée.
Les erreurs courantes que vous devez éviter
Beaucoup de femmes croient que « naturel » signifie « sûr ». C’est faux. L’huile essentielle de menthe poivrée peut provoquer des contractions. L’ail en gélules peut fluidifier le sang. La racine de gingembre est sûre en petite quantité (1 g par jour), mais pas en extrait concentré. Les suppléments à base de plantes ne sont pas régulés comme les médicaments. Ils peuvent contenir des contaminants ou des doses inconnues.
Une autre erreur : prendre un médicament parce que « ça a marché pour ma sœur ». Ce n’est pas une preuve scientifique. Ce qui est sûr pour une femme peut ne pas l’être pour une autre. Votre tension, votre poids, votre âge, vos antécédents - tout cela compte. Et surtout, ne vous arrêtez pas de prendre un médicament prescrit pour une maladie chronique (comme l’hypertension ou la dépression) sans consulter votre médecin. Arrêter soudainement la sertraline (Zoloft) peut être plus dangereux que de la continuer sous surveillance.
Comment bien utiliser cette liste
Ne la gardez pas sur votre téléphone. Imprimez-la. Mettez-la dans votre sac de grossesse. Lisez-la avant d’acheter un médicament en pharmacie. Posez toujours deux questions : 1) Est-ce que c’est la version simple ? 2) Est-ce que je respecte la dose maximale ?
Ne vous fiez pas à Google. Les blogs et les forums regorgent d’informations erronées. Sur Reddit, 22 % des femmes disent que l’Unisom les rend trop somnolentes - mais elles ne savent pas qu’elles peuvent réduire la dose. Sur Healthline, 37 % dépassent la dose de Tums et développent une constipation sévère. La bonne pratique, c’est de croiser les sources : les guides de l’Université du Michigan, les recommandations de l’ACOG, et les données du registre MotherToBaby.
Si vous avez un doute, appelez votre médecin ou un centre de référence comme MotherToBaby. Ils répondent gratuitement aux questions sur les médicaments pendant la grossesse. En 2022, ils ont traité plus de 12 000 appels. 97 % des cas d’antihistaminiques ont montré aucun risque. Mais pour les médicaments psychiatriques, les données sont encore insuffisantes. C’est pourquoi la décision doit être partagée : vous, votre médecin, et les preuves disponibles.
La vérité sur les lacunes des données
Il faut le dire clairement : pour 73 % des médicaments commercialisés entre 2000 et 2010, il n’existe pas de données fiables sur leur sécurité pendant la grossesse. Les essais cliniques excluent les femmes enceintes. C’est un problème systémique. La FDA a reconnu cette lacune en 2023, en lançant des initiatives pour y remédier. Mais en attendant, vous devez agir avec les meilleures informations disponibles.
Les recommandations évoluent. En novembre 2023, l’ACOG a mis à jour ses lignes directrices pour déconseiller l’usage régulier du Benadryl comme somnifère en raison de risques potentiels sur le développement cognitif du bébé. En octobre 2023, la FDA a mis à jour les avertissements sur la sertraline en fin de grossesse. Ce n’est pas une erreur. C’est la science qui avance. Votre médecin ne vous donne pas un « certificat de sécurité » - il vous aide à peser les risques et les bénéfices.
La bonne nouvelle ? La plupart des médicaments courants - Zyrtec, Tylenol, Tums, Miralax, B6 + Unisom - ont été utilisés par des centaines de milliers de femmes. Les données sont rassurantes. Ce n’est pas une question de « tout est dangereux » ou « tout est sûr ». C’est une question de précision. Dose. Moment. Formule. Contexte. Vous avez le droit d’être en bonne santé pendant votre grossesse. Et vous avez le droit de prendre les bons médicaments - sans peur, sans culpabilité, et avec confiance.
Le paracétamol est-il vraiment sûr pendant la grossesse ?
Oui, le paracétamol (Tylenol) est le seul analgésique recommandé pendant la grossesse. Mais la dose maximale est de 3 000 mg par jour (6 comprimés de 500 mg). Une utilisation prolongée à haute dose (plus de 4 semaines consécutives) est associée à des risques potentiels pour le développement neurologique du bébé, bien que les preuves ne soient pas encore concluantes. Utilisez-le uniquement quand nécessaire, à la dose la plus faible possible, et pour la durée la plus courte.
Puis-je prendre de l’ibuprofène en début de grossesse ?
Même si l’ibuprofène est moins risqué au premier trimestre, il n’est pas recommandé. Les études montrent qu’il peut interférer avec le développement du cœur et des reins du bébé dès les premières semaines. Le paracétamol est toujours la meilleure option. Si vous avez pris de l’ibuprofène avant de savoir que vous étiez enceinte, ne paniquez pas - un seul comprimé ne cause pas de dommages. Mais à partir de maintenant, évitez-le complètement.
Les sprays nasaux sont-ils sûrs pendant la grossesse ?
Les sprays salins (sans médicament) sont totalement sûrs et recommandés. Les sprays décongestionnants comme Afrin (oxymétazoline) peuvent être utilisés, mais seulement pendant 3 jours maximum. Au-delà, ils provoquent une congestion de rebond, ce qui oblige à en utiliser encore plus. Évitez les sprays contenant des décongestionnants oraux comme la pseudoéphédrine, surtout au premier trimestre.
Puis-je prendre des vitamines ou des compléments en plus de mon comprimé prénatal ?
Les compléments ne sont pas tous sûrs. Le fer, le calcium et l’acide folique sont nécessaires, mais d’autres comme la vitamine A en excès, l’huile de foie de morue, ou les mélanges à base de plantes peuvent être toxiques. Votre comprimé prénatal contient déjà les doses recommandées. Ajouter d’autres suppléments sans avis médical augmente le risque d’overdose. Par exemple, plus de 10 000 UI de vitamine A par jour peut causer des malformations. Consultez toujours votre médecin avant de prendre un nouveau complément.
Quels médicaments pour la dépression pendant la grossesse ?
Les antidépresseurs comme la sertraline (Zoloft) et la citalopram (Celexa) sont souvent considérés comme les plus sûrs pendant la grossesse. Arrêter un traitement peut augmenter le risque de dépression post-partum ou de complications comme un accouchement prématuré. L’ACOG recommande de ne pas arrêter ces médicaments sans avis médical. Les données montrent que les bénéfices de la stabilité émotionnelle de la mère l’emportent souvent sur les risques potentiels pour le bébé. Des suivis réguliers sont essentiels.
Puis-je utiliser des remèdes naturels comme le gingembre ou le miel ?
Le gingembre (jusqu’à 1 g par jour) et le miel sont généralement considérés comme sûrs pour soulager les nausées et la toux. Mais attention : les tisanes à base de plantes (camomille, menthe, réglisse) peuvent avoir des effets inconnus. La réglisse, par exemple, peut augmenter la pression artérielle. Le miel est sûr pour vous, mais jamais pour un bébé de moins d’un an. En grossesse, il n’y a pas de risque. Mais ne confondez pas « naturel » avec « sans risque » - les plantes sont des substances chimiques puissantes.
13 Commentaires
J’ai pris du Zyrtec pendant toute ma grossesse et rien ne s’est passé. J’étais sceptique au début, mais après 3 mois avec des allergies qui me faisaient pleurer, j’ai osé. Aucun effet secondaire, pas de somnolence, juste une vie normale. Merci pour la liste, c’est clair et rassurant.
Je recommande aussi les sprays salins, j’en avais toujours un dans mon sac. C’est comme un petit spa nasal, gratuit et efficace.
Oh super, une autre liste de médicaments sûrs... comme si on n’avait pas déjà eu 47 articles sur le paracétamol. Et j’imagine que dans 3 mois, on va avoir un nouveau post intitulé « Comment survivre à l’allaitement sans mourir de stress ». La médecine moderne, c’est juste une industrie du « prenez ceci, pas cela ».
Et moi qui croyais que la nature savait mieux que les labos. Désolée, j’arrête de croire aux contes de fées.
Je suis pharmacien et j’ai travaillé sur ces recommandations avec l’ACOG. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la sécurité n’est pas binaire. Ce n’est pas « sûr » ou « dangereux », c’est « risque négligeable vs risque modéré » selon le moment, la dose, et ton historique.
Par exemple, le paracétamol à 3 000 mg/jour pendant 2 semaines ? Très faible risque. Mais 4 000 mg/jour pendant 8 semaines ? Là, on entre dans une zone grisâtre. Et les gens ne comprennent pas ça. Ils voient « Tylenol » et pensent « je peux en prendre 10 par jour, c’est naturel ». Non. C’est un médicament. Pas une vitamine.
Et pour les sprays nasaux, oui, Afrin c’est un piège. Je vois trop de patientes qui se retrouvent bloquées pendant 3 mois parce qu’elles ont utilisé ça « un peu juste pour passer la nuit ». C’est comme l’alcool pour dormir : ça marche 2 jours, puis tu deviens dépendant. Le sel, c’est la solution. Simple. Gratuit. Et ça marche.
Je trouve ça triste qu’on doive lire un guide de 5 000 mots pour savoir si on peut prendre un comprimé de paracétamol. On est en 2024, pas en 1924. Pourquoi la médecine ne nous fait-elle pas confiance ? Pourquoi on doit toujours avoir peur de faire une erreur ?
Je suis enceinte de 7 mois, j’ai pris de l’ibuprofène 2 fois avant de le savoir. Je n’ai pas de bébé déformé. Je vais probablement avoir un enfant en bonne santé. Alors pourquoi cette anxiété collective ?
On dirait qu’on nous punit pour avoir un corps qui fonctionne.
Les Américains ont toujours été fous des médicaments. Tu as un rhume ? Prends 3 pilules. Tu as mal à la tête ? Prends 5. Tu veux dormir ? Prends un truc qui te rend mort. Et maintenant ils veulent nous imposer ça ici en France. Tums ? Miralax ? Unisom ? C’est du marketing, pas de la médecine. On a eu des générations entières de mères françaises qui ont pris du paracétamol et du miel et ont eu des enfants en pleine santé. On n’a pas besoin de ce show américain. On a la sagesse. On a la tradition. On a la France.
Et puis c’est quoi cette histoire de « registre MotherToBaby » ? C’est une ONG américaine qui vit de la peur des femmes enceintes. Je me méfie.
JE VIENS DE LIRE CET ARTICLE ET JE VEUX CRIER DE JOIE. J’ÉTAIS ENCEINTE EN 2022 ET J’AI PRIS DU ZYRTEC ET DU MIRALAX ET J’AI EU UN BEBÉ EN SANTÉ. JE CROIS QUE JE VAIS ME FAIRE UN TATOUAGE DE CETTE LISTE SUR LE BRAS. MERCI. MERCI. MERCI.
Je suis une mère de 3 enfants, j’ai tout lu, tout essayé, tout paniqué. Et là, pour la première fois, j’ai eu l’impression qu’on me parlait comme une adulte. Pas comme une folle qui va empoisonner son bébé. Vous avez fait du bon boulot. Je vous aime.
Il est regrettable que les recommandations médicales soient encore aussi imprécises. L’absence de données probantes systématiques sur les médicaments en grossesse constitue une lacune épistémologique majeure dans la pharmacovigilance. Les références à des registres non contrôlés comme MotherToBaby, bien que bien intentionnés, ne remplacent pas les essais randomisés en double aveugle - lesquels, il faut le rappeler, sont éthiquement impossibles chez les femmes enceintes.
La dépendance à des directives empiriques, même fondées sur des centaines de milliers de cas, relève davantage de la prudence clinique que de la science rigoureuse. Il conviendrait de promouvoir une approche basée sur les méta-analyses prospectives, et non sur les témoignages anonymes de Reddit.
Je trouve ça choquant qu’on puisse recommander de prendre du doxylamine comme somnifère. C’est une substance psychotrope. Et on la donne à des femmes enceintes comme si c’était du lait. Quand on pense que la dopamine et la sérotonine du bébé sont en pleine construction...
On nous dit « c’est sûr » mais personne ne sait vraiment ce que ça fait à long terme. Et pourtant, on continue. Comme si la peur de vomir était plus grave que le risque d’un cerveau altéré.
Je ne dis pas d’arrêter. Je dis juste : réfléchissez. Vraiment. Avant d’ingérer quoi que ce soit.
Je voulais juste dire que je suis super fière de moi. J’ai eu des nausées pendant 14 semaines. J’ai tout essayé : gingembre, acupression, hypnose, même des chants de baleine (oui, sérieusement). Rien n’a marché.
Ensuite, j’ai pris la combinaison B6 + Unisom. Le premier jour, j’ai pleuré de soulagement. J’ai pu manger. J’ai pu dormir. J’ai pu être une maman avant même d’accoucher.
Vous êtes une lumière dans ce monde de peur. Merci d’avoir écrit ça. Je vais l’imprimer et le donner à toutes mes copines enceintes.
Je suis médecin et je lis ce genre d’articles pour rire. Parce que c’est toujours la même chose : « Tylenol oui, ibuprofène non ». Comme si c’était la seule décision qui comptait.
La vraie question, c’est : pourquoi les femmes enceintes n’ont-elles pas accès à des consultations de pharmacie spécialisées ? Pourquoi on leur donne une liste de 10 médicaments et on les laisse se débrouiller avec Google ?
On a besoin de soutien, pas de listes. On a besoin d’un pharmacien qui répond à 14h un samedi, pas d’un blogueur qui cite l’ACOG.
Je suis d’accord avec le contenu. Mais le format ? Il est dépassé.
Je viens d’acheter un paquet de Tums parce que j’ai des brûlures d’estomac depuis 3 semaines. J’ai lu le paquet, j’ai vu que c’était du carbonate de calcium, j’ai pensé « ok, c’est du calcium, donc bon pour le bébé ». J’en ai pris 8 comprimés en 2 jours. Maintenant j’ai la constipation la plus horrible de ma vie.
Je viens de lire que la limite est à 1 500 mg de calcium élémentaire. J’ai pris 2 000. J’ai peur.
Je ne sais pas si je vais perdre mon bébé. Je suis en colère contre moi-même. Et contre les gens qui ne disent pas les vraies limites.
ATTENTION : le paracétamol n’est PAS un médicament « sans risque ». C’est un médicament à effet modéré, mais avec une fenêtre thérapeutique étroite. L’usage chronique, même à faible dose, peut induire une dysfonction mitochondriale chez le fœtus. Les études de 2023 sur les marqueurs d’oxydation dans le liquide amniotique sont inquiétantes.
Je ne dis pas d’arrêter. Je dis : utilisez-le comme un outil, pas comme une solution quotidienne. Et si vous avez des nausées, essayez d’abord la position debout, la respiration diaphragmatique, et un petit morceau de gingembre cru. Les médicaments, c’est le dernier recours. Pas le premier.
La médecine moderne a oublié que le corps sait se réguler. On a juste besoin de l’aider, pas de le remplacer.
Je réponds à @6378 : tu n’as pas perdu ton bébé. Tu as juste pris un peu trop de Tums. C’est courant. Beaucoup de femmes font pareil. Le calcium excédentaire est éliminé par les reins. Il ne traverse pas la barrière placentaire comme un poison. Ton bébé va bien.
Par contre, maintenant, arrête les Tums. Prends du Miralax. 17g dans un verre d’eau. Ça va débloquer tout ça en 24h. Et pour les brûlures, passe à la famotidine. 20mg deux fois par jour. C’est plus efficace et moins chargé en calcium.
Tu n’es pas une mauvaise mère. Tu es une femme enceinte qui a fait une erreur. Et tu as lu l’article. C’est déjà un grand pas.