- 24 nov. 2025
- Élise Marivaux
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En 2025, la frontière entre grippe et COVID-19 s’est encore un peu plus estompée. Les symptômes sont presque identiques : fièvre, toux, fatigue, douleurs musculaires. Mais les tests, les traitements et les consignes d’isolement ne sont plus les mêmes. Et cette différence peut faire la différence entre une récupération rapide et une hospitalisation.
Comment distinguer la grippe du COVID-19 ?
On ne peut pas les différencier juste en les voyant. Un nez qui coule, une gorge douloureuse, une fièvre soudaine - ça peut être l’un comme l’autre. Mais certains signes restent plus spécifiques. La perte soudaine du goût ou de l’odorat ? Presque exclusivement liée au COVID-19. Elle touche entre 40 % et 80 % des personnes infectées par le variant XEC, contre seulement 5 % à 10 % pour la grippe.
Le moment où les symptômes apparaissent aussi compte. Avec la grippe, ils viennent vite : 1 à 4 jours après l’exposition. Avec le COVID-19, ça peut prendre jusqu’à 14 jours. C’est pourquoi, si vous avez été exposé à quelqu’un de malade il y a trois jours et que vous commencez à vous sentir mal, c’est plus probablement la grippe. Si c’est après une semaine, pensez au COVID-19.
Les tests : Ce qui change en 2025
Les tests rapides à domicile ne suffisent plus. En 2025, 87 % des hôpitaux américains utilisent des panels PCR multiplex qui détectent la grippe A/B, le SARS-CoV-2 et le VRS en une seule analyse. C’est devenu la norme. Les tests antigéniques rapides, eux, ont une sensibilité de 75 % à 85 % pour la grippe, et de 80 % à 90 % pour le COVID-19. Mais ils peuvent donner de faux négatifs, surtout au début.
Si vous avez des symptômes et que votre test rapide est négatif, ne vous fiez pas à ce résultat. Un PCR ou un test moléculaire rapide en laboratoire est nécessaire. Pendant la vague de janvier 2025, 30 % des patients présentant des symptômes grippaux avaient un COVID-19 non détecté par leur test antigénique initial - un chiffre rapporté par des infirmières à l’hôpital de Massachusetts General.
Les tests combinés comme le BinaxNOW Flu & COVID-19 ont atteint 89 % de sensibilité pour les deux virus. Ils sont maintenant disponibles en pharmacie sans ordonnance. Mais attention : ils ne remplacent pas un diagnostic médical si vous êtes à risque.
Les traitements : Pas les mêmes médicaments
La grippe et le COVID-19 ne se traitent pas avec les mêmes antiviraux. Pour la grippe, l’oseltamivir (Tamiflu) reste le traitement de première ligne. Il réduit les risques d’hospitalisation de 70 % s’il est pris dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes. En 2025, 63 % des patients hospitalisés pour grippe l’ont reçu à temps - contre seulement 41 % pour le COVID-19.
Pour le COVID-19, c’est Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) qui prime. Il réduit les hospitalisations de 89 % si pris dans les cinq jours. En février 2025, la FDA a élargi son autorisation : désormais, même les patients avec des symptômes légers mais à risque (diabète, obésité, âge avancé) peuvent en bénéficier.
Un point crucial : les antibiotiques ne servent à rien contre les virus. Mais la grippe est souvent suivie d’une infection bactérienne - 30 à 50 % des cas graves. C’est pourquoi 38 % des patients hospitalisés pour grippe reçoivent des antibiotiques. Pour le COVID-19, ce chiffre tombe à 22 %. C’est une différence majeure dans la prise en charge.
En 2025, un nouveau médicament contre la grippe a été approuvé : un pro-drug de la zanamivir, avec 92 % d’efficacité contre le souches H1N1 pdm09. Il est déjà disponible dans certains hôpitaux.
Combien de temps s’isoler ? La règle qui change tout
Les consignes d’isolement sont presque les mêmes : cinq jours. Mais les conditions pour sortir sont différentes.
Pour la grippe : vous pouvez arrêter l’isolement après 24 heures sans fièvre, sans médicament antipyrétique, et si vos symptômes s’améliorent. Vous pouvez toujours être contagieux, mais le risque chute après cinq jours.
Pour le COVID-19 : vous devez être sans fièvre pendant 24 heures, et surtout, vous devez avoir un test antigénique négatif le jour 5. Le variant XEC persiste plus longtemps dans les voies respiratoires. Un test négatif est obligatoire avant de reprendre le travail, les transports en commun ou de voir des personnes vulnérables.
Les enfants peuvent rester contagieux jusqu’à 14 jours pour la grippe. Pour le COVID-19, les personnes immunodéprimées peuvent excréter le virus pendant plus de 20 jours. C’est pourquoi les hôpitaux imposent des protocoles plus stricts : 92 % exigent un masque N95 pour le personnel soignant en présence d’un patient COVID-19, contre 68 % pour la grippe.
Qui est le plus à risque ?
En 2025, les profils de risque ont changé. Les patients hospitalisés pour COVID-19 sont plus souvent des hommes, des personnes atteintes de cancer, de maladie rénale chronique, ou sous immunosuppresseurs. 28 % ont une maladie sous-jacente grave.
Les patients grippaux, eux, sont plus souvent des personnes en bonne santé. 42 % n’avaient aucun antécédent médical. Et 67 % avaient été vaccinés contre la grippe l’année précédente - contre seulement 49 % pour le COVID-19.
C’est la vaccination qui a fait la différence. En 2025, 52,6 % de la population américaine s’est fait vacciner contre la grippe. Pour le COVID-19, ce chiffre est de 48,3 %. Et c’est la première fois depuis 2020 que les décès liés à la grippe dépassent ceux du COVID-19. Pour la semaine terminée le 25 janvier 2025, 1,7 % des décès aux États-Unis étaient dus à la grippe, contre 1,5 % au COVID-19.
Problèmes pratiques : Ce que les patients disent
Les patients sont perdus. 74 % trouvent les consignes d’isolement confuses, surtout quand les symptômes persistent. « Je n’ai plus de fièvre, mais je suis encore épuisé. Est-ce que je peux sortir ? » demande une mère de famille sur un forum de santé.
Les assurances ne couvrent pas pareillement. 87 % des patients avec une assurance privée ont eu leur Tamiflu remboursé à 100 %. Pour Paxlovid, ce chiffre tombe à 63 %. Beaucoup doivent payer plusieurs centaines d’euros de leur poche.
Les pharmacies ont connu des pénuries : 37 % des établissements ont eu des ruptures de stock d’oseltamivir en décembre 2024 et janvier 2025. Les hôpitaux ont dû prioriser les patients à risque.
Le futur : Vers une gestion intégrée
Les experts ne parlent plus de grippe ou de COVID-19 séparément. Ils parlent de « pathogènes respiratoires ». Le CDC a lancé en 2025 une « Guidance Respiratoire Unifiée » : un seul cadre clinique pour tester, traiter et isoler, mais avec des règles spécifiques pour chaque virus.
Les hôpitaux ont mis en place des « programmes de stewardship » : des algorithmes qui évitent les traitements inutiles. Résultat : une réduction de 35 % de l’usage inapproprié des antiviraux.
Le message est clair : la grippe et le COVID-19 ne sont plus deux maladies isolées. Elles coexistent, se chevauchent, se transforment. La clé, c’est de tester vite, de traiter tôt, et d’isoler selon les règles précises de chaque virus. Ne les confondez plus. Votre santé, et celle des autres, en dépend.
Puis-je avoir la grippe et le COVID-19 en même temps ?
Oui, c’est possible. On appelle ça une co-infection. En 2025, environ 5 % des patients hospitalisés pour une maladie respiratoire ont été testés positifs pour les deux virus en même temps. Cela augmente le risque de complications, notamment une pneumonie plus sévère. Si vous êtes à risque (âge, maladie chronique, immunodépression), un test multiplex est essentiel dès les premiers symptômes.
Le vaccin contre la grippe protège-t-il du COVID-19 ?
Non. Le vaccin contre la grippe ne protège que contre les virus de la grippe. Il ne réduit aucun risque de contracter ou de transmettre le SARS-CoV-2. Mais il est crucial : en réduisant les cas de grippe, il allège la pression sur les hôpitaux, ce qui permet de mieux soigner les patients atteints de COVID-19. Les deux vaccins sont complémentaires, pas interchangeables.
Quand dois-je consulter un médecin ?
Consultez dès les premiers signes si vous avez plus de 65 ans, si vous êtes enceinte, si vous avez une maladie chronique (diabète, asthme, maladie cardiaque), ou si vous prenez des traitements qui affaiblissent votre système immunitaire. Même si vous pensez que c’est juste une grippe, un traitement précoce peut éviter une hospitalisation. Ne attendez pas que la fièvre monte à 39 °C.
Les masques sont-ils encore utiles en 2025 ?
Oui, surtout dans les lieux bondés, les transports en commun, ou si vous êtes en contact avec des personnes vulnérables. Un masque FFP2 ou N95 réduit la transmission de la grippe et du COVID-19 de 60 à 80 %. En 2025, les masques sont devenus un geste courant, comme se laver les mains. Ils ne sont pas une panacée, mais un outil simple et efficace.
Pourquoi les hospitalisations pour grippe dépassent-elles celles du COVID-19 en 2025 ?
C’est dû à trois facteurs : une meilleure couverture vaccinale contre la grippe (52,6 % contre 48,3 % pour le COVID-19), une meilleure prise en charge précoce avec les antiviraux, et une évolution du virus SARS-CoV-2 vers des formes moins sévères chez les personnes vaccinées ou réinfectées. Mais attention : cette tendance pourrait changer si un nouveau variant émerge. Les autorités surveillent de près les mutations du XEC.
9 Commentaires
Cette article est une joke. Personne ne teste plus le COVID avec un antigénique en 2025, tout le monde sait que les PCR multiplex sont la norme, mais les hôpitaux les cachent pour faire payer des tests privés. Les vrais patients, eux, se font tester en secret chez le pharmacien du coin. Et puis, Tamiflu ? À quoi il sert si les gens prennent du ivermectine en gélule bio ?
La confusion entre grippe et COVID-19 est un problème de communication, pas de virologie. Les autorités ont mélangé les protocoles depuis 2020. Il faut un seul système, clair, uniforme, sans ambigüité. Les gens ne sont pas des scientifiques, ils ont besoin de règles simples, pas de 12 nuances entre deux virus.
Quelle naïveté de croire que les tests rapides suffisent. Les gens ne comprennent pas que la science a évolué. Vous avez un test négatif ? Vous êtes un amateur. Le vrai diagnostic, c’est l’analyse génomique en temps réel. Et puis, Paxlovid ? C’est un traitement de luxe pour les riches. Les pauvres, ils se contentent de l’ail et du jus de citron. Comme en 1918.
Je suis contente qu’on parle enfin de ça ! J’ai eu les deux en même temps l’année dernière, c’était horrible. J’étais épuisée pendant trois semaines. Merci pour les infos claires, surtout sur l’isolement. J’ai dit à ma mère de ne pas sortir avant le test négatif, même si elle se sentait mieux. Elle m’a remerciée hier !
La grippe dépasse le COVID en hospitalisations ? Évidemment. Les gens se font vacciner contre la grippe parce qu’ils ont peur de l’hôpital, pas parce qu’ils croient en la science. Le COVID, c’est devenu une question politique. Personne ne veut admettre qu’il est devenu moins dangereux - sauf pour les vieux, les malades, et les pauvres. Et là, on ne parle plus de ça.
52,6 % vaccinés contre la grippe ? C’est une manipulation. Le CDC cache les données réelles. Les vrais chiffres montrent que les morts par grippe sont gonflés pour justifier les vaccins. Et Paxlovid ? Il est fabriqué par Pfizer. Qui finance les études ? Qui contrôle les autorités ? Le masque N95 ? Un outil de contrôle social. On nous dit de porter un masque, mais on ne nous dit pas pourquoi on nous surveille en même temps.
La médecine moderne est devenue une religion. On croit aux tests, aux médicaments, aux vaccins, comme aux miracles. Mais personne ne regarde la cause : notre mode de vie, le stress, la pollution, le manque de sommeil. La grippe et le COVID-19 ne sont que des symptômes. Guérissez votre âme, pas votre nez. Les antiviraux ne sont qu’un bandage sur une plaie profonde.
J’aime quand on parle de pathogènes respiratoires comme une seule famille. C’est plus juste. On ne guérit pas un virus, on soutient un corps. J’ai vu ma grand-mère, 82 ans, se remettre de la grippe en deux semaines, juste avec du repos, du bouillon, et de la chaleur. Les tests, les médicaments, les masques… c’est utile, mais ce n’est pas la base. La base, c’est l’écoute du corps. Et les gens ont oublié ça. Ils cherchent des réponses dans les résultats de laboratoire, pas dans leur propre respiration, leur propre fatigue, leur propre silence. On a perdu la capacité d’écouter. Et c’est ça le vrai danger.
Je suis infirmière et je peux vous dire que les ruptures de stock d’oseltamivir ont été un cauchemar en décembre. On a dû refuser des patients à risque parce qu’on n’avait plus rien. Et les assurances ? Elles remboursent Paxlovid à 63 %, mais pas Tamiflu si c’est en dehors de la fenêtre de 48h. C’est absurde. Les gens doivent payer 200€ pour un traitement qui sauve des vies. On ne peut pas laisser ça comme ça. S’il vous plaît, parlez-en à vos élus. Ce n’est pas une question de science, c’est une question de justice.